Une promesse tenue : Sensei Walters revient sur une vie consacrée au Ki Aikido

Le 22 avril 2026, Sensei Ian Walters rouvrira son dojo après une longue pause forcée

À deux semaines de la réouverture de son club, Sensei Walters passe des coups de fil — il contacte les personnes qui ont manifesté leur intérêt, évaluant qui pourrait réellement franchir le seuil. Il vient également de se rendre aux urgences. Sa convalescence après son opération de la hanche se déroulait bien jusqu’à ce que, six ou sept jours plus tôt, une douleur soudaine à la hanche l’oblige à passer une radiographie. Tout allait bien — probablement juste une élongation musculaire — mais les douleurs ordinaires prennent une importance particulière quand on attend d’être sûr que tout fonctionne à nouveau normalement.

Donc : un nouveau dojo, un bilan de santé sans problème, et un professeur qui se remet doucement à ce qui a façonné la majeure partie de sa vie d’adulte.

Comment tout a commencé

Sensei Walters a commencé le Ki Aikido à Brentford en 1981. Avant cela, il pratiquait le karaté et prévoyait de se rendre au Japon pour s’entraîner dans des conditions qu’il savait être brutales. Puis son professeur de karaté est passé professionnel, et il a remarqué presque immédiatement qu’on ne le poussait plus comme avant. Il a commencé à chercher ailleurs.

Northampton Ki Aikido Club

Une annonce dans un magazine l’a orienté vers un stage de week-end avec Sensei Neil O’Dwyer — cinq heures le samedi, cinq le dimanche. « Absolument épuisant », se souvient-il, « car je n’avais jamais rien fait de tel auparavant. » Mais tout tournait autour du ki, du développement du ki, des choses que le karaté ne lui avait jamais apportées. Ça l’a époustouflé. Il y est retourné la semaine suivante avec des amis, et à ce moment-là, sa décision était prise : c’était ce qu’il voulait faire.

C’est lors de cette deuxième visite que Sensei O’Dwyer a mentionné que Sensei Williams venait donner un stage. Sensei Walters venait juste de se faire retirer les broches d’une cheville cassée ; il s’est présenté avec un pied enflé et sans vraiment savoir dans quoi il s’embarquait. Il se souvient avoir regardé Sensei Williams se déchaîner sur son assistant et s’être dit : « Mon Dieu, ce type est tellement puissant. » Puis Sensei l’a à peine effleuré, et il s’est retrouvé par terre, à glousser, sans aucun souvenir de comment il était arrivé là.

Après le stage, au dîner, Sensei Williams a dit : « Donne-moi ton pied. » Sensei Walters l’a posé sur ses genoux. Sensei y a enfoncé ses pouces — ça a fait un mal de chien — et le gonflement a disparu pour ne plus jamais revenir. C’est à ce moment-là qu’il a été complètement conquis.

La suite

Lorsque Sensei O’Dwyer est parti, Sensei Walters – qui était alors ceinture marron – s’est retrouvé à assurer la continuité des cours à Brentford, plus par nécessité que par ambition.

En 1988, il s’installa dans le Somerset.

Pourquoi ? Parce que certaines personnes venaient de quitter Sensei, et Sensei Walters estimait qu’il avait été maltraité. « Je voulais simplement le soutenir et faire ce que je pouvais pour l’aider. »

Pour nous autres qui avons commencé l’aïkido plus tard, il est bon de se rappeler que certains de nos professeurs ont bouleversé leur vie pour être là.

Les années passées en tant qu’assistant de Sensei ont été, selon les propres mots de Sensei Walters, la période la plus difficile et la plus passionnante de sa vie. Lorsqu’on lui demande ce que ces années lui ont apporté, la réponse vient sans hésitation : il est devenu plus calme, plus détendu, plus confiant.

Vers 1999 ou 2000, il s’est installé à Northampton. L’entraînement n’a jamais cessé d’être au centre de sa vie, même lorsque les circonstances le rendaient difficile.

À quoi cela sert-il ?

La question intéressante, pour quiconque pratique depuis longtemps, n’est pas de savoir s’il apprécie cela. N’importe qui peut apprécier une activité pendant quelques années. La question intéressante est de savoir pourquoi il reste.

Sensei Walters throwing someone whilst removing a wooden sword from their grasp
Désarmer un sabre

Qu’est-ce que Sensei Walters apprécie le plus dans la pratique ? « Tout, tout simplement. »

La leçon la plus importante qu’il a tirée de son temps passé avec Sensei ? Il ne peut en choisir une seule — chaque réponse qui lui vient à l’esprit lui en inspire trois autres. Que représente Sensei pour lui ? « J’adore cet homme. L’aïkido a changé ma vie. C’est devenu ce qu’il y a de plus important pour moi. »

Pourquoi continuer, après toutes ces années, malgré les blessures et les pauses forcées ? Parce qu’il a fait une promesse. Pas une promesse formelle — personne ne le lui a demandé — mais la promesse est bien là. En tant qu’assistant de Sensei, il estime qu’il doit poursuivre le travail.

Et pour un débutant — pourquoi quelqu’un devrait-il commencer ? Sa réponse est calme et sans ostentation : cela peut les mener vers un monde plus serein. Cela pourrait les rendre plus résilients.

La résilience, mise à l’épreuve

Ce mot — la résilience — prend un sens différent dans le contexte de ces deux dernières années. Sensei Walters admet qu’il a été très frustré. Mais il a aussi su, tout au long de cette période, que quoi qu’il arrive, il continuerait l’aïkido. L’entraînement, pense-t-il, l’a empêché de sombrer dans la dépression. Sans cela, dit-il, les choses auraient été bien plus difficiles. Il en est certain. « L’aïkido, ça change vraiment la vie. »

Il ne promet pas de projeter des gens lors du prochain cours collectif. Cela fait longtemps. Mais il espère être présent.

En attendant, il est au téléphone avec des personnes qui ont manifesté leur intérêt pour son nouveau club, il règle les petits détails qui restent à régler et se prépare à recommencer. Une promesse, discrètement tenue.


Si vous habitez dans sa région et que le Ki Aikido vous intéresse, contactez Sensei Walters via la page de son club.